ETATS D'URGENCE, 5e Edition
Cycle : AUX FRONTIERES DE L'IMMIGRATION
du 2 au 9 juin 2009
Déclaration d'intention de l'association Le Cri du Peuple :
Cela pourrait n’être qu’une définition : entrée dans un pays de personnes non autochtones qui viennent s’y établir, généralement pour y trouver un emploi . Ou encore des chiffres : « 191 millions de migrants dans le monde », « 28000 expulsions en France l’année dernière ». Outre sa formulation en termes de flux ou de « problème » l’immigration n’est, en premier lieu, qu’un volet du couple immigration/émigration, manière de rappeler qu’avant d’arriver dans un pays, il faut en quitter un autre. L’histoire des migrations a souvent été celle de va-et-vient brouillant les frontières entre ceux qui viennent travailler et ceux qui s’installent. Dans un monde dont on aime à rappeler qu’il est global, alors que la liberté de circulation des biens et des services est à l’ordre du jour, comment interpréter la fermeture des frontières et la criminalisation de l’immigration ?
Il est vrai que les frontières physiques sont plus aisées à passer lorsqu’on a besoin de main-d’œuvre bon marché. En temps de crise, la frontière se décrit comme assaillie par des « hordes » de migrants. Aux frontières physiques qu’il faut traverser pour atteindre l’Eldorado économique ou politique succèdent des frontières sociales construisant le migrant et parfois ses enfants, comme « autre » : l’étranger, le travailleur, l’immigré.
Après s’être penché sur la répression dans les
démocraties, l’homophobie ou la pauvreté dans l’abondance, le cri du
peuple s’intéresse à l’immigration et à sa représentation au cinéma.
Nous tenterons cette année encore de décortiquer un enjeu important des
sociétés capitalistes contemporaines, en projetant des films touchant à
la complexité des phénomènes migratoires. La dimension sud-sud de la
plus grande partie des migrations internationales sera abordée, de même
que les débats tenteront de dépasser l’indignation et l’appel à la
morale pour aborder de front ce qui ne tourne pas rond dans nos
sociétés entourées et productrices de frontières.
Tarif unique : 6 €


















